L’arthroscopie du genou ne s’avérerait pas plus efficace que la physiothérapie combinée à la prise d’anti-inflammatoires, pour soulager les douleurs de l’arthrose du genou, ni pour améliorer le fonctionnement de l’articulation.
C’est ce que concluent des chercheurs canadiens qui ont mené une étude auprès de 188 adultes souffrant d’arthrose du genou d’intensité modérée à élevée, pour mener leur étude1.
Tous les participants ont été assignés à un programme de physiothérapie, combiné à des anti-inflammatoires. La moitié d’entre eux a été choisie au hasard pour subir une arthroscopie du genou.
Pendant deux ans, tous ont été suivis afin de mesurer l’efficacité de leur traitement respectif. Or, à l’issue du suivi, la réduction des symptômes de l’arthrose était similaire au sein des deux groupes, tout comme l’amélioration perçue du fonctionnement articulaire.
Plus précisément, après deux ans, les patients traités en chirurgie affichaient un résultat moyen de 874 sur une échelle de mesure des symptômes nommée WOMAC2, qui varie entre 0 et 2 400. Chez les autres patients, il était de 897 – une différence non significative, selon les chercheurs3.
Selon le chercheur principal, le Dr Brian Feagan, ces résultats confirment ceux obtenus dans le cadre d’une étude similaire, menée aux États-Unis et publiée il y a six ans.
« Nos résultats remettent en question le recours - très répandu - de l’arthroscopie pour traiter l’arthrose du genou », conclut-il.
Qu’est-ce que l’arthroscopie ? C’est une opération mineure qui consiste à insérer, par une petite incision, une mini-caméra. Le chirurgien peut ainsi réaliser des prélèvements ou effectuer de petits gestes chirurgicaux dont le nettoyage de l’articulation. D’une durée de 20 à 30 minutes, l’opération ne nécessite généralement que quelques heures d’hospitalisation pour le patient.