unesco.org Pour lutter contre le dopage dans le sport, les pays du Maghreb sont convenus de mettre en place une nouvelle instance de surveillance médicale. Ce nouveau centre fournira des résultats de tests en laboratoires pour au moins six mille athlètes africains chaque année.
mercredi 26 mars 2008, par algerieinfo
Pour lutter contre le phénomène du dopage dans le sport, les pays du Maghreb ont entrepris de mettre en place une nouvelle instance de surveillance médicale. Les représentants des gouvernements et des institutions sportives d’Algérie, du Maroc, de Libye et de Tunisie ont rencontré les responsables de l’Agence Mondiale Anti-Dopage (WADA), les 5 et 6 mars à Tunis, pour mettre en place l’Organisation Régionale Anti-Dopage du Maghreb. Le secrétariat général de cette nouvelle instance sera basé à Tunis pendant quatre ans.
Le chef de la section tunisienne de cette organisation, Zakia Bertaji, a expliqué que ce nouveau centre régional envisage de favoriser les normes adoptées par les différents institutions chargées de combattre le dopage et de renforcer la coopération régionale. Premier impératif : mettre en garde les athlètes contre les risques du dopage. Cela peut se faire, ajoute M. Bertaji, en facilitant les échanges d’informations et d’expertise entre les pays du Maghreb concernés, en aidant les assistants chargés de surveiller le dopage et en élaborant une stratégie efficace destinée à souligner encore les risques liés à ce problème transfrontalier.
Les pays du Maghreb devront suivre le modèle anti-dopage tunisien, ajoute M. Bertaji. La Tunisie a adopté l’ensemble des conventions anti-dopage, après avoir adhéré à la Déclaration de Copenhague de 2003 ainsi que le Journal International en 2004. La Tunisie dispose également d’un laboratoire anti-dopage affilié au Ministère de la Santé, ainsi que d’une unité anti-dopage au Centre National de Médecine et de Science du Sport (CNMSS).
Le Ministre tunisien de la Jeunesse et des Sports Abdullah Kaabi, dont le ministère supervisera cette nouvelle instance, a affirmé que les pays du Maghreb adopteront ce nouveau plan d’ici fin mars.
Les spécialistes du sport estiment que ce centre régional basé à Tunis réduira le coût des contrôles anti-dopage dans les pays du Maghreb et favorisera la cohérence dans l’établissement des normes.
Le commentateur sportif Kais Rguez a déclaré à Magharebia : "En fait, cette nouvelle organisation agréée par le WADA sera une extension du laboratoire anti-dopage de Tunis, qui ne pourra traiter qu’un faible nombre de cas dans les Etats du Maghreb et en Afrique. Toutefois, cette nouvelle instance devrait traiter un minimum de six mille échantillons d’athlètes africains chaque année."
Expliquant pourquoi Tunis avait été retenue pour accueillir ce centre, M. Rguez a souligné que la ville dispose déjà d’un centre spécialisé agréé par le WADA. "Cette nouvelle organisation, qui sera financièrement et administrativement indépendante, sera en fait une extension du laboratoire", explique-t-il.
"En outre", ajoute-t-il, "les frais liés à un déplacement à Tunis pour y procéder à des tests sont bien moins élevés qu’en Espagne ou en France." Une analyse coûte maintenant aux alentours de 200 dollars, dit-il, soulignant que ce prix devrait baisser après la mise en place de cette nouvelle instance.
Le WADA exige actuellement un rapport d’analyse anti-dopage de toutes les instances sportives du Maghreb et des Etats africains avant que les athlètes ne puissent participer à des compétitions continentales. La mise en place de cette organisation devrait aider à adapter et à unifier les normes adoptées.
Cherchant à réduire le problème du dopage dans le sport sur le long terme, les pays du Maghreb travailleront aussi sur les programme d’éducation sportive.
Sources : Magharebia.com.